Mes droits 

Découvrez tous vos droits en tant que collaborateurs Recticel

1. Harcèlement moral et sexuel

1.1 Le harcèlement moral

Qu'est-ce que le harcèlement moral ?

Le harcèlement moral se définit comme des agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité du salarié, d’altérer sa santé physique ou mentale, ou de compromettre son avenir professionnel (Article L. 1152-1 du Code du travail).

Suis-je protégé si je suis victime ou témoin de harcèlement moral ?

Oui. Aucun salarié, personne en formation ou en stage ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire pour avoir subi ou refusé de subir des agissements de harcèlement moral, ou pour avoir témoigné de tels agissements ou les avoir relatés (Article L1152-2).

Que se passe-t-il si je suis licencié suite à du harcèlement moral ?

Toute rupture du contrat de travail intervenue en méconnaissance des dispositions sur le harcèlement moral est nulle (Article L1152-3).

Quelles sont les obligations de l'employeur ?

L’employeur doit prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir les agissements de harcèlement moral (Article L.1152-4).

L'auteur de harcèlement moral risque-t-il des sanctions ?

Oui. Tout salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement moral est passible d’une sanction disciplinaire (Article L.1152-5).

Existe-t-il une procédure de médiation ?

Oui. Une procédure de médiation peut être mise en œuvre par toute personne de l’entreprise s’estimant victime de harcèlement moral ou par la personne mise en cause. Le choix du médiateur fait l’objet d’un accord entre les parties. Le médiateur s’informe de l’état des relations entre les parties, tente de les concilier et leur soumet des propositions écrites pour mettre fin au harcèlement. Si la conciliation échoue, le médiateur informe les parties des éventuelles sanctions encourues et des garanties procédurales prévues en faveur de la victime (Article L.1152-6).

Quelles sont les sanctions pénales pour harcèlement moral ?

Le fait de harceler autrui par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende (Article 222-33-2 du Code pénal).

1.2 Le harcèlement sexuel

Comment se définit le harcèlement sexuel ?

Le harcèlement sexuel peut prendre deux formes :

1ère forme : Des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste répétés qui :

  • Portent atteinte à la dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, OU
  • Créent une situation intimidante, hostile ou offensante

Le harcèlement sexuel est également constitué :

  • Lorsqu’un même salarié subit de tels propos ou comportements venant de plusieurs personnes, de manière concertée ou à l’instigation de l’une d’elles (même si chacune n’a pas agi de façon répétée)
  • Lorsqu’un même salarié subit successivement de tels propos ou comportements de plusieurs personnes qui savent que cela caractérise une répétition

2ème forme : Toute forme de pression grave, même non répétée, exercée dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle (Article L.1153-1).

Suis-je protégé si je suis victime ou témoin de harcèlement sexuel ?

Oui. Aucun salarié, personne en formation ou en stage, candidat à un recrutement, à un stage ou à une formation en entreprise ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire pour avoir subi ou refusé de subir des faits de harcèlement sexuel, ou pour avoir témoigné de ces faits ou pour les avoir relatés (Articles L.1153-2 et L.1153-3).

Quelles sont les obligations de l'employeur concernant le harcèlement sexuel ?

L’employeur doit prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir les faits de harcèlement sexuel, d’y mettre un terme et de les sanctionner (Article L.1153-5).

L'auteur de harcèlement sexuel risque-t-il des sanctions ?

Oui. Tout salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement sexuel est passible d’une sanction disciplinaire (Article L.1153-6).

Quelles sont les sanctions pénales pour harcèlement sexuel ?

Les faits de harcèlement sexuel sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.

Ces peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende lorsque les faits sont commis :

  1. Par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions
  2. Sur un mineur de quinze ans
  3. Sur une personne particulièrement vulnérable (due à son âge, une maladie, une infirmité, une déficience physique ou psychique, ou un état de grossesse)
  4. Sur une personne dont la vulnérabilité ou dépendance résulte de la précarité de sa situation économique ou sociale
  5. Par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice

(Article 222-33 du Code pénal)

1.3 L’agissement sexiste

Qu'est-ce qu'un agissement sexiste ?

L’agissement sexiste est défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. Nul ne doit subir un tel agissement (Article L1142-2-1).

1.4 Comment prouver le harcèlement ?

Comment fonctionne la charge de la preuve ?

Lorsqu’un litige survient, le candidat à un emploi, à un stage ou à une période de formation en entreprise, ou le salarié, établit des faits qui permettent de présumer l’existence d’un harcèlement. Il incombe alors à la partie défenderesse de prouver que ces agissements ne sont pas constitutifs d’un tel harcèlement et que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement. Le juge peut ordonner toutes les mesures d’instruction qu’il estime utiles (Article L.1154-1).

Les syndicats peuvent-ils agir en justice pour moi ?

Oui. Les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise peuvent exercer en justice toutes les actions résultant des articles sur le harcèlement moral et sexuel. Elles peuvent exercer ces actions en faveur d’un salarié de l’entreprise, sous réserve de justifier d’un accord écrit de l’intéressé. L’intéressé peut toujours intervenir à l’instance engagée par le syndicat et y mettre fin à tout moment (Article L.1154-2).

1.5 Le référent harcèlement sexuel au CSE

Qui est le référent harcèlement sexuel au CSE de Recticel ?

Pauline GUILLEY est nommée référente harcèlement sexuel et agissements sexistes pour la durée de son mandat (désignation lors de la réunion CSE du 20/01/2023).

Contact : guilley.pauline@recticel.com | +33 2 48 23 87 80

Quel est le rôle du référent ?

Le référent intervient en matière de lutte et de prévention contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes au travail. Sa mission est d’orienter, informer et accompagner les salariés.

Qui d'autre peut m'aider ?

Le service RH et la Direction sont également des interlocuteurs privilégiés en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes.

2. Égalité professionnelle et salariale

2.1 Principes généraux

Quelles sont les interdictions en matière de discrimination liée au sexe ?

Sous réserve de dispositions particulières, nul ne peut :

  1. Mentionner ou faire mentionner dans une offre d’emploi le sexe ou la situation de famille du candidat recherché (applicable pour toute forme de publicité relative à une embauche)
  2. Refuser d’embaucher, prononcer une mutation, résilier ou refuser de renouveler le contrat de travail d’un salarié en considération du sexe, de la situation de famille ou de la grossesse
  3. Prendre en considération du sexe ou de la grossesse toute mesure en matière de rémunération, formation, affectation, qualification, classification, promotion professionnelle ou mutation

(Article L. 1142-1)

Existe-t-il des exceptions à ces interdictions ?

Oui. Lorsque l’appartenance à l’un ou l’autre sexe est la condition déterminante de l’exercice d’un emploi ou d’une activité professionnelle, les interdictions ne sont pas applicables. Un décret en Conseil d’État détermine la liste des emplois et activités concernés, révisée périodiquement (Article L. 1142-2).

Les clauses discriminatoires sont-elles valables ?

Non. Est nulle toute clause d’une convention, d’un accord collectif ou d’un contrat de travail qui réserve le bénéfice d’une mesure quelconque à un ou des salariés en considération du sexe.

Exceptions : les dispositions relatives à la protection de la grossesse et de la maternité, l’interdiction d’emploi prénatal et postnatal, l’allaitement, la démission de la salariée enceinte, le congé de paternité et le congé d’adoption (Article L1142-3).

Les mesures en faveur de l'égalité sont-elles autorisées ?

Oui. Les dispositions sur l’égalité ne font pas obstacle à l’intervention de mesures temporaires prises au seul bénéfice des femmes visant à établir l’égalité des chances, en particulier en remédiant aux inégalités de fait qui affectent les chances des femmes (Article L. 1142-4).

2.2 Égalité de rémunération

Qu'est-ce qu'un travail de valeur égale ?

Sont considérés comme ayant une valeur égale les travaux qui exigent des salariés un ensemble comparable de connaissances professionnelles consacrées par un titre, un diplôme ou une pratique professionnelle, de capacités découlant de l’expérience acquise, de responsabilités et de charge physique ou nerveuse (Article L. 3221-4).

Les disparités de rémunération entre établissements sont-elles autorisées ?

Non. Les disparités de rémunération entre les établissements d’une même entreprise ne peuvent pas, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, être fondées sur l’appartenance des salariés à l’un ou l’autre sexe (Article L. 3221-5).

Comment sont établis les éléments de rémunération ?

Les différents éléments composant la rémunération sont établis selon des normes identiques pour les femmes et pour les hommes. Les catégories et critères de classification et de promotion professionnelle ainsi que toutes les autres bases de calcul de la rémunération, notamment les modes d’évaluation des emplois, doivent être communs aux salariés des deux sexes (Article L. 3221-6).

Que se passe-t-il si une disposition est discriminatoire ?

Est nulle de plein droit toute disposition qui comporte, pour un ou des salariés de l’un des deux sexes, une rémunération inférieure à celle de salariés de l’autre sexe pour un même travail ou un travail de valeur égale. La rémunération plus élevée est substituée de plein droit à celle que comportait la disposition entachée de nullité (Article L. 3221-7).

L'entreprise doit-elle publier des indicateurs d'égalité ?

Oui. Le niveau de résultat et les résultats obtenus pour chaque indicateur sont publiés annuellement, au plus tard le 1er mars, sur le site internet de l’entreprise. Ils sont consultables au moins jusqu’à la publication de l’année suivante. À défaut de site internet, ils sont portés à la connaissance des salariés par tout moyen. Les informations sont également actualisées sur le site du ministère chargé du travail au plus tard le 31 décembre (Article D1142-4).

Où sont affichés les textes sur l'égalité de rémunération ?

Dans les établissements où travaillent des femmes, le texte des articles L. 3221-1 à L. 3221-7 est affiché à une place convenable aisément accessible dans les lieux de travail ainsi que dans les locaux ou à la porte des locaux où se fait l’embauche (Article R.3221-2).

2.3 Sanctions

Quelles sont les sanctions pénales pour discrimination ?

Les délits de discrimination sont constitués même s’ils sont commis à l’encontre de personnes ayant sollicité un bien, acte, service ou contrat dans le but de démontrer l’existence du comportement discriminatoire (Article 225-3-1 du Code pénal).

Les personnes morales peuvent être déclarées responsables pénalement. Les peines encourues sont l’amende et les peines mentionnées aux 2°, 3°, 4°, 5°, 8° et 9° de l’article 131-39. L’interdiction peut porter sur l’activité dans l’exercice de laquelle l’infraction a été commise (Article 225-4 du Code pénal).

3. Congés pour événements familiaux

3.1 Mariages et PACS

De combien de jours de congé puis-je bénéficier pour mon mariage ou PACS ?

4 jours ouvrés consécutifs pour votre mariage civil ou pour la conclusion d’un PACS.

Et pour le mariage de mon enfant ?

2 jours ouvrés consécutifs pour le mariage civil d’un enfant.

3.2 Naissances et adoptions

Quels sont mes droits ? De combien de jours de congé puis-je bénéficier pour une naissance ?

3 jours ouvrés fractionnables pour chaque naissance survenue à votre foyer.

Et pour une adoption ou une tutelle ?

5 jours ouvrés fractionnables lorsque le salarié devient tuteur d’un enfant orphelin mineur ou pour l’arrivée d’un enfant placé en vue de son adoption.

3.3 Décès

Décès d'un enfant ou d'un enfant de mon conjoint ?

14 jours ouvrés fractionnables devant être pris dans le mois qui suit la survenue du décès.

À ce congé s’ajoute un congé de deuil de 8 jours en cas de décès de votre enfant âgé de moins de 25 ans ou d’une personne âgée de moins de 25 ans à votre charge effective et permanente. Ce dernier peut être pris dans un délai d’un an à compter du décès et peut être fractionné en 2 périodes.

Décès de mon conjoint, concubin ou partenaire de PACS ?

5 jours ouvrés fractionnables devant être pris dans le mois qui suit la survenue du décès.

Décès de mon père ou de ma mère ?

3 jours ouvrés fractionnables devant être pris dans le mois qui suit la survenue du décès.

Décès du père ou de la mère de mon conjoint ?

3 jours ouvrés fractionnables devant être pris dans le mois qui suit la survenue du décès.

Décès de mon beau-père ou de ma belle-mère dans le cadre d'une famille recomposée ?

1 jour ouvré devant être pris dans le mois qui suit la survenue du décès.

Note : Le beau-père ou la belle-mère s’entend comme étant l’actuel conjoint du parent du salarié.

Décès d'un de mes grands-parents ?

2 jours ouvrés fractionnables devant être pris dans le mois qui suit la survenue du décès.

Décès d'un de mes petits-enfants ?

2 jours ouvrés fractionnables devant être pris dans le mois qui suit la survenue du décès.

Décès de mon gendre ou de ma belle-fille ?

2 jours ouvrés fractionnables devant être pris dans le mois qui suit la survenue du décès.

Note : La belle-fille s’entend comme la conjointe d’un enfant du salarié.

Décès de mon frère ou de ma sœur ?

3 jours ouvrés fractionnables devant être pris dans le mois qui suit la survenue du décès.

Décès du frère ou de la sœur de mon conjoint ?

1 jour ouvré devant être pris dans le mois qui suit la survenue du décès.

3.4 Handicap et maladie

Survenance d'un handicap touchant mon enfant ?

5 jours ouvrés fractionnables.

Survenance d'un handicap touchant mon conjoint ou partenaire de PACS ?

5 jours ouvrés fractionnables.

Annonce d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez mon enfant ?

5 jours ouvrés fractionnables pour l’annonce de la survenue chez un enfant d’une pathologie chronique nécessitant un apprentissage thérapeutique (la liste de ces pathologies est fixée réglementairement) ou d’un cancer.

3.5 Informations pratiques

Quand dois-je prendre ces congés ?

Ces congés doivent être pris dans une période proche de l’évènement, à l’exception de ceux pour lesquels une période de prise de congés est précisée (généralement dans le mois qui suit).

Votre titre va iciQui est considéré comme "conjoint" ?

Le mot « conjoint » désigne toute personne mariée au salarié ou partenaire lié par un PACS ou son concubin conformément à la définition de l’article 515-8 du code civil.

Comment justifier un concubinage ?

L’attestation de concubinage sera apportée par un certificat de concubinage ou par tout justificatif de domicile au nom du salarié et de son concubin.

À qui m'adresser pour plus d'informations ?

Pour toutes questions ou précisions, s’informer auprès du service RH.

Référence : Avenant n°1 à l’accord du 21/06/2017 relatif aux jours de congés pour évènements familiaux – Plasturgie | MAJ 08/2025 066 427 €

4. Contacts et ressources utiles

4.1 Médecine du travail

Laetitia VADROT – Professionnel de santé

AIPST 18 8 rue Maurice Roy Bourges 18022

☎ 02.48.23.22.40


4.2 CARSAT (Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail)

Carsat Centre-Val de Loire – Agence Retraite Bourges 5 bis All. Napoléon III, 18000 Bourges

☎ 09 71 10 39 60


4.3 Mutuelle santé – GRAS SAVOYE

GRAS SAVOYE – Santé

TSA 84256 77283 AVON CEDEX

☎ 09.72.72.23.00


4.4 Inspection du travail

DDETS DU CHER Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités du Cher

2 rue Jacques Rimbault – CS 30008 18013 BOURGES Cedex

ddetspp@cher.gouv.fr ☎ 02.48.27.10.10


4.5 Défenseur des droits

Institution indépendante de l’État, inscrite dans la Constitution

Libre réponse 71120 75342 Paris CEDEX 07

☎ 09 69 39 00 00


4.6 Document unique d’évaluation des risques professionnels

Le document d’évaluation des risques professionnels « document unique » est consultable auprès du responsable HSE.


4.7 Référente harcèlement sexuel et agissements sexistes

Pauline GUILLEY

guilley.pauline@recticel.com ☎ +33 2 48 23 87 80


4.8 Coordonnées de l’entreprise

Recticel Insulation 1, rue Ferdinand de Lesseps – CS 50234 18023 BOURGES cedex

☎ +33 2 48 27 87 20 ✉ recticel.insulation@recticel.com 🌐 www.recticelinsulation.fr

SIRET 789 395 951 00039 TVA FR 86 789 395 951 Capital social 2

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